Merci
25 juin 2010 par Geneviève
Voilà que le concours, l’aventure, l’adrénaline, l’essoufflement, le rush, tire à sa fin… Un trois semaines bien remplies pour chacun des candidats et leurs fidèles qui ont suivi ce concours avec un intérêt digne d’une finale de coupe Stanley. Intense les amis. Oh que oui.
Je profite de cette dernière intervention sur le blogue pour vous dire merci. Il y a eu pour moi énormément de bon dans cette expérience. L’appel des votes est devenu un grand rassemblement. La famille de France, l’amie d’Australie et ses amies de Suisse où elle a habité, les deux autres qui se promènent dans les Europes, les cousines de ma mère dispersées un peu partout au Québec et aux États-Unis. Des gens dont on n’avait plus de nouvelles et qui maintenant sont présents. Des amis d’amis d’amis qui visionnent, qui aiment et qui prennent la peine de venir le dire. Des inconnus aussi qui sont venus à ma rencontre. Tout ce beau monde réuni devant leur écran. Qui a dit que l’ère Internet nous rendait individualistes? M’a aller lui péter la gueule. Y’a plus rien à mon épreuve maintenant que je suis tatouée…
Merci aussi à l’équipe de Bombe.TV, spécialement à Maxime et Vanessa, qui ont assuré un support technique vraiment apprécié en répondant à mes questions. La fatigue altère parfois notre intelligence… et disons que ça a pris un certain temps avant que je comprenne comment mettre des photos sur le blogue… Eh oui, aussi niaiseux que ça… Mais voyez-vous j’en ressors grandie, oui. Tel un ti-cul qui apprend enfin à écrire son nom. Aujourd’hui le blogue n’a plus de secret (ou presque…) pour moi.
Bravo aux autres finalistes. Vous avez su me donner et me donner toujours, de nombreuses sueurs froides… C’est du beau travail les garçons. Une belle compétition ça.
Je termine ce concours avec l’impression d’avoir fait un énorme survol de tout ce qu’il y a à couvrir ici et ne peut souhaiter que de poursuivre cette belle découverte. Avec mes yeux métissés de Montréalaise et de Soreloise.
***
Je travaille à temps partiel comme serveuse à Montréal, parce que c’est bien beau tout ça mais j’ai un loyer à payer, des études à rembourser et des besoins vitaux tels me nourrir. À mon travail, le personnel et mon boss ont pris l’habitude de me taquiner avec mon choix de domaine d’études. On dit à la blague que j’ai fait un baccalauréat en pelletage de nuages… Geneviève s’en va faire une maîtrise en quoi? En pelletage de nuages!  Eh bien laissez-moi vous dire une chose… Je ne vous cacherai pas que ça me ferait bien plaisir, mais VRAIMENT très très plaisir, la semaine prochaine, d’aller donner ma démission au restaurant où je travaille… «parce que je m’en vais pelleter des nuages».
Bien à vous chers amis,
Genviève-Trololo-Dulude-DeCelles
P.S.: Quelle ressemblance avec Julie Andrews?
Bonne Saint-’ean!
25 juin 2010 par Geneviève
Pour ceux qui n’ont pas pu y être, petit aperçu des feux de la Saint-Jean au parc Regard-sur-le -Fleuve à Sorel-Tracy, accompagné de la chanson thème de la soirée.
Rendez-vous avec l’histoire
24 juin 2010 par Geneviève
En me promenant dans le carré Royal hier matin (eh oui, c’est un incontournable…) j’aperçois trois jeunes gens qui déambulent en costumes d’époque accompagnés d’un groupe d’intéressés. Sans le savoir, j’assistais à la répétition officielle devant public du nouveau tour historique du Vieux-Sorel. Wolfred Nelson (grand patriote… le même qu’au Loup Rouge), Pierre de Saurel (premier seigneur) ainsi que sa femme Catherine Legardeur ont donc repris vie sous nos yeux le temps d’instruire un peu des touristes de passage. Après cette petite excursion, Nelson m’a même fait la faveur de me faire visiter l’église anglicane (Christ Church) située face au Parc sur la rue du Prince. Dans cette petite église bâtie en 1843, on peut admirer un orgue en bois peint. On y apprend aussi que le si grand espace devant les bancs de la première rangée était prévu pour les soldats de l’époque afin qu’ils aient assez de place pour porter leurs longues épées. Wolfred Nelson est enterré au cimetière anglican de Sorel. D’ailleurs, on peut encore observer sa pierre tombale en marchant sur la rue du Collège. Les visites historiques du Vieux-Sorel et de l’église Christ Church seront offertes durant toute la saison estivale par des guides de la Société historique Pierre-de-Saurel.
http://www.soreltracyregion.net/culture/page/shps/article/c/11183
http://www.christchurchsorel.ca/
La saveur sociale
24 juin 2010 par Geneviève
Je vous parlais du Loup Rouge la semaine dernière. Aujourd’hui, mon topo portera sur une entreprise d’économie sociale dans la région de Sorel-Tracy. Je vous amène donc visiter les « Saveurs du marché », un restaurant aux produits santé, traiteur et épicerie fine, situé en plein cœur du Vieux-Sorel coin Augusta et du Prince. Petite incursion dans le quotidien de cette entreprise qui ne fait pas seulement dans la bonne bouffe mais aussi dans la réinsertion sociale.
http://www.lessaveursdumarche.ca/
Les oubliés
22 juin 2010 par Geneviève
Je vous ai déjà parlé du montage, n’est-ce pas….? Eh bien, j’y reviendrai. Parce qu’en montage, on doit faire des choix difficiles et couper beaucoup d’images… Quand il s’agit d’un plan impliquant une barbotte et moi-même, ça va. Mais quand il s’agit de gens que l’on a arrêtés dans la rue et qui ont donné de leur temps pour vous, aussi minime soit-il… la question est tout autre.
J’ai donc rassemblé ces portraits oubliés des personnes que j’avais pu capter avec ma caméra, pour la deuxième vidéo. J’en profite pour les remercier et pour partager avec vous une découverte que j’ai faite par le biais de cet exercice.
En fait, j’aurais pu vous raconter des anecdotes concernant les deux derniers tournages… Mais ce qui me vient à l’esprit quand j’y repense est l’étonnement de voir à quel point les gens s’investissent, à quel point les gens sont généreux et volontaires. Demandez-leur de chanter, de danser, de vous ouvrir les portes de leurs églises ou de leurs maisons, de vous applaudir sur un jeu d’enfant, ils le feront. Avec le sourire en plus.
J’avais demandé à Laurence, une fille de la région que je ne connaissais à peu près pas et que je connais mieux maintenant, d’interpréter « My Favorite Things » au piano pour la troisième vidéo. Laurence a accepté tout de suite. Sa famille a passé la soirée à travailler là -dessus pour l’enregistrement. Tout le monde y mettait du sien. C’était vraiment beau à voir. Malheureusement, des problèmes techniques ont fait en sorte que ce soit une version symphonique qui ait été retenue au final.
C’est dommage. Cette fille-là a vraiment quelque chose d’intéressant à offrir. À 20 ans, elle a déjà reçu un paquet de prix, dont celui de l’Étoile Montante 2010 par Femmes club.
Je vous invite d’ailleurs à aller consulter son site :
À vue d’oiseau
22 juin 2010 par Geneviève
Lors du denier vidéo, je me suis rendue à l’église de Saint-Ours dans l’intention de me filmer au côté d’ « une cloche scintillante ». L’église n’était pas ouverte, mais il y avait une petite porte débarrée sur le côté. Des gens s’affairaient à préparer des paniers de denrées alimentaires qu’on allait distribuer dans le village.
Malgré les tâches à faire, on a accepté tout de suite notre demande saugrenue… Disons que la caméra était un bon prétexte et qu’en général les gens sont assez généreux. Un monsieur très gentil nous a donc conduit dans les hauteurs pour que l’on puisse capter des images et profiter, par le fait même, de ce point de vue inhabituel sur la municipalité de Saint-Ours.
En montant vers les clochers, notre guide a constaté que la trappe qui donnait à l’extérieur était restée ouverte par inadvertance et qu’un pigeon en avait profité pour y faire son nid. D’ailleurs, nous avons trouvé sa progéniture dans un coin du grenier. Nous avons donc remis le petit à l’extérieur, en attendant que maman pigeon vienne le chercher. J’aurais bien aimé vous fournir une séquence glorieuse du « lancer du pigeon » pour vous parler de ce moment grandiose, mais bon, l’animal était trop jeune… et ça aurait été un peu bizarre de lancer un oiseau qui ne vole pas…!
Des municipalités et des surnoms
19 juin 2010 par Geneviève
Aujourd’hui mon coup de cœur va aux municipalités de la région qui se sont donné un deuxième nom, plus coquin, pour désigner leur patelin.
Alors voici, pour la joie de tous :
Saint-Robert se surnomme donc « fond de poche »; Saint-Joseph, les « mangeux d’orteils »; Yamaska, « les gros casses »; Saint-David, les « tites patates »; et Sorel, les « tire-bouchons ».
Quand est-il de Saint-Ours, Saint-Roch, Tracy, Sainte-Victoire, Saint-David, Massueville et Saint-Aimé?
J’en discutais justement avec les vaches, on se posait la question… (Eh oui, au fait, je me suis découvert une capacité incroyable à communiquer avec les animaux depuis l’histoire du canard…)
Une bière avec le loup
18 juin 2010 par Geneviève
On dit qu’à Sorel il y a un bar au mètre carré. Bien sûr, ce n’est qu’une façon de parler… Enfin je crois. Peu importe, parmi ces multitudes de bars, il me semble impératif de parler de l’un d’entre eux, pour la simple et bonne raison qu’il s’agit d’une brasserie artisanale de chez nous fondée par des jeunes de la région.
Installé devant le carré royal, au 78 rue Roi, le Loup Rouge tient son nom de Wolfred Nelson, rebelle britannique qui s’est rangé du côté des patriotes. Les références à l’histoire de la région se manifestent d’ailleurs dans les choix de noms de bières (La Dorimène, La 1642, Pont Turcotte ginger ale) tout comme dans la décoration de l’établissement.
Cette coopérative, initiée par 3 co-fondateurs, regroupe aujourd’hui 7 membres âgés entre 20 et 35 ans. Fait impressionnant, David, le directeur, n’a seulement que 22 ans.
Le Loup rouge offre 15 variétés de bières brassées à même l’établissement. L’une d’entre elles, la Mackroken Flower (bière anglaise fait avec fleurs de miel sauvage), s’est méritée le prix de la meilleure bière du Canadian Amateur Brewers Association. La bière Île de Grâce a également connu un certain succès puisqu’on la distribue aux État-Unis.
En plus d’être un bar, le Loup Rouge offre également des soirées spectacles à l’occasion, des soirées « Chapeau » pendant les festivals et des expositions. Le festival FAST (Festival des Arts de Sorel-Tracy) s’y déroulera pour une troisième année du 30 juillet au 1er août 2010. Un événement à ne pas manquer!
http://www.artisanbrasseur.com/
Face au bateau
17 juin 2010 par Geneviève
Je me suis promenée la semaine dernière avec ma mère sur le bord de la rivière Richelieu pour aller voir les gros bateaux. Ça faisait changement de mes habitudes et de mes soirées citadines. La ville était tranquille, l’eau stable, la réflexion doublait le panorama de l’autre rive. Il y avait longtemps que je ne m’étais pas retrouvée au port de Sorel-Tracy. En m’y intéressant autrement, dans les circonstances du concours, j’ai appris qu’il s’agissait du seul port privé du fleuve Saint-Laurent et que depuis quelques années, l’activité du port représente 35% de toutes l’activité portuaire au Québec.
Je vous partage donc quelques clichés de ma soirée portuaire. Si vous êtes curieux, comme moi, d’en savoir d’avantage :
http://www.qsl.com/fr/ports/sorel_tracy.html
http://www.soreltracyregion.net/econo/page/soreldev/article/c
Autour d’une petite histoire de la gibelotte
13 juin 2010 par Geneviève
Lors de la conférence de presse qui se tenait devant les journalistes de la région, lundi dernier, j’ai parlé de ce concours comme un défi, une belle opportunité. Je crois que je me suis trompée. Ce n’est pas ce que j’aurais voulu dire. Parce que des opportunités il y en a d’autres. Des moins intéressantes peut-être, des plus alléchantes aussi. Tout ça pour dire que le mot n’est pas exact; entre temps j’ai réalisé que ce qui me plaisait le plus dans ce concours est avant tout le prétexte qu’il m’offre.
Le prétexte du concours qui nous oblige à nous attarder ici. Pour une fois, je n’y suis pas seulement de passage. Alors on s’attarde et on observe, différemment, avec attention. En voiture avec Arpin et les finalistes, notre porte-parole natif de la région nous avoue, alors qu’on prend le rang du bord de l’eau à Saint-Aimé, qu’il n’y était jamais venu et qu’il trouve ça très beau. C’est vrai qu’en passant par Yamaska, lorsqu’on prend la route pour Saint-Aimé, le terrain à cet endroit précis s’incline davantage pour laisser toute la place à la vue de la rivière et qu’effectivement, la perspective ici est magnifique.
Le prétexte du concours c’est aussi celui des vidéos. Les gens que l’on rencontre. Sylvain le vétérinaire qui habite mon rang à Saint-Aimé. Sylvain que je ne connaissais pas. Je lui ai demandé un canard, il m’en a donné trois qu’il est allé attraper pendant la nuit « parce qu’à cette heure-là ils sont plus tranquilles ». Il nous a prêté un livre sur les oiseaux sauvages aussi, en complément.
Sylvain a une très belle propriété. Derrière la maison il y a un étang, des cygnes blancs qui couvent, des cygnes noirs qui s’agitent et crient (« ils ont perdu leur petit »), des canards bien entendus et d’autres oiseaux ayant une palette de couleurs qui n’a rien à envier aux oiseaux tropicaux que j’ai vus cet hiver en voyage.
Je repars de chez Sylvain avec trois canards en cage. Plus tard, dans mon accoutrement du 19e siècle emprunté à la femme de mon père et mon set-up de chandelles de chez Dolorama, je sors le canard de sa cage. Je ne connais rien aux palmipèdes (j’ai bien dit palmipède) et rien au comportement animal en général sinon celui des chiens et des chats. Mais lorsque j’ai les deux mains posées sur le canard je saisis un peu. Et c’est très simple. Il faut savoir attendre que le cœur du canard arrête de battre fort. Savoir apprendre, surtout, à se calmer soi-même pour pouvoir calmer l’animal.
Je ne vous cacherai pas que le contexte du concours et de ce qui l’entoure est on ne peut plus stressant. En fait, que je trouve la vie en général –remarquez c’est peut-être juste moi– tout aussi stressante… Et que d’avoir eu l’occasion, cette journée-là , de poser mes mains sur un animal sauvage m’a fait du bien. Parce que c’était simple. Et parce que je me suis trouvée chanceuse d’avoir un prétexte pour le faire.




































